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Yes it hurts ! #2 : Wilhelmina (Thionville)

Modèle photo et Roller Derby Girl, Whilhelmina est tombée dans un pot d’encre il y a maintenant 5 ans.

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Il m’a fallu de nombreuses années de réflexion avant de me lancer … je ne trouvais pas le motif parfait. J’ai donc fait de nombreuses recherches sur internet, en fonction de mes goûts, passions et influences, jusqu’au jour ou je suis tombée sur le blog de Julie Rocheleau (illustratrice Québecoise) dans lequel un dessin m’a sauté aux yeux. Le design de cette poupée est venu se greffer sur mon dos, et a donné naissance à une passion pour le tatouage. Suite à ceci, j’ai commencé à vraiment m’intéresser aux significations et aux styles de tatouages, ainsi qu’aux travaux de certains artistes, que je n’ai pas hésité à contacter, afin qu’ils réalisent une pièce sur ma peau.”

“Pour la réalisation de mes deux bras, j’ai pris contact avec le tatoueur toulousain Olivier Julliand (maintenant basé à Montréal) car son style cartoon enfantin me plaisait par dessus tout. Il arrive a donner vie à des personnages colorés avec une telle aisance, que j’ai tout de suite été séduite. Il a donc commencé en 2008 par un personnage (mon chien et moi) qu’il a continué au fil des années, puis a réalisé ma manchette Oasis (toujours en cours de réalisation). Raphael Trovato (Mulhouse) a quant’à lui réalisé mon avant bras gauche en mettant en scène des animaux que je trouve très symboliques : un poulpe, une coccinelle et une méduse.”


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“Pour moi, les tatouages ont une symbolique assez protectrice, ou marquent des étapes de ma vie importante … je porte sur le flanc une pluie d’étoile qui symbolise ma famille, un escargot (Twix - Toulouse) qui représente la fertilité, un chat borgne (Poison Ivy – Paris) ou encore un coeur blessé … je porte également des fleurs de lys sur le pied gauche (Jojo – Allemagne).”

J’ai beaucoup enchaîné les deux dernières années, et comme je l’ai dit plus haut, n’ai vraiment pas hésité à contacter les tatoueurs pour leur travail. Ulrich Krammer (Autriche) est pour moi un artiste hors norme avec un univers et un souci du détail énorme. Je voulais une pièce de lui depuis des années, et ai franchi le pas en lui demandant une chouette qu’il a réalisée en free hand sur ma cuisse avec une telle aisance.

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“De même, Joe Capobianco (USA) très connu pour ses pin up atypiques n’a pas rechigné à réaliser une Roller Girl (mon sport de prédilection) sur mon autre cuisse.”

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“Je fais totalement confiance à mes tatoueurs, et ne leur impose jamais rien, je leur donne mes idées et mes goûts et les laisse composer avec … au final, je ne suis jamais déçue par le résultat, au contraire, j’ai la chance d’avoir un tatouage unique et qui me correspond à chaque fois.”

“Je finirai par les pièces que je porte à l’arrière des cuisses. Elles ont toutes les deux été réalisées par une jeune fille qui est devenue une amie avant d’être ma tatoueuse coup de coeur : Poison Ivy, basée à Paris. Ses dessins sont tout simplement charmeurs et envoûtants, elle réalise des pin up aux formes attirantes .  Elle a réalisé la cuisse gauche en fusion avec Twix, et est en ce moment en train de me faire la droite … qui sera finie avant la fin de l’année.”


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“D’ici la fin de l’année, certains tatouages doivent être achevés, après ceci, je compte laisser à mon corps un peu de répit avant de partir vers de nouveaux horizons artistiques . L’encre devient une addiction et on peut difficilement s’en défaire .”

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Yes it hurts ! #1 : Pierre (Paris)

Pour fêter la résurrection du blog (qui a hiberné pendant bien trop longtemps, je vous l’accorde), place à une nouvelle rubrique qui manquait cruellement à nos actus et que vous avez été nombreux à nous réclamer, une rubrique entièrement consacrée au tatouage.

Chaque semaine, nous dresserons le portrait d’un(e) adepte du tatouage qui nous dévoilera ses oeuvres épidermiques en nous racontant l’histoire de ces tattoos. Une rubrique très justement intitulée “Yes it hurts !” puisqu’elle sera consacrée à ces invétérés du tatouage ayant passé suffisamment d’heures sous le dermographe pour être en mesure d’affirmer que nom de Dieu, oui, ça fait mal !

Pour inaugurer cette rubrique, le Rock’n'Blog est fier d’accueillir le témoignage de Pierre, Parisien, vegan et futur papa de son état, qui est tombé dans le tatouage il y a quelques années et qui n’a pas l’air près de raccrocher.

A propos de ses débuts dans le tatouage, Pierre nous raconte : “Je n’avais aucune envie de me faire tatouer en fait, j’accompagnais juste ma copine de l’époque chez le tatoueur pour faire le gentleman. J’ai découvert alors qu’un tatouage, ce n’était pas forcément une ancre de marine ou un “à Paulette pour la vie, [NDLR : Mais moi j'adore les ancres marines et les "à Ginette, forever" !] et je me suis fait faire une demi manche, puis une complète, puis une seconde, puis un chest, puis un flanc, etc… Et la copine est devenue mon épouse et la mère de mon enfant. “Quelle belle histoire !” Je ne te le fais pas dire.

Sur le bras droit de Pierre, un olivier démarrant de l’épaule et se terminant en vagues sur l’avant bras, fait par Romain Pareja chez Tin-Tin.  A la question : “Pourquoi ce design ?”, Pierre répond très simplement : “Parce que ma famille vient d’une île paumée de la Méditerranée où j’ai passé la majeure partie des vacances de mon enfance. Une île couverte d’oliviers et entourée de vagues donc. Un portrait de mon chat Roméo se cache à l’intérieur de mon biceps parce que je l’adore. C’est cucul mais c’est comme ça.”

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Le bras gauche a également eu droit à sa dose d’encre puisqu’il comporte une seconde pièce de Romain Pareja que Pierre nous détaille ainsi : “On est partis de ce portrait de Juan Manuel Fangio pour en faire une version Skeletor, parce que je ne me voyais quand même pas avec la tête d’un cinquantenaire bedonnant sur le bras.”

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“Sur l’épaule, tu as la ligne droite des stands du circuit de Reims de la belle époque, un drapeau à damier sur l’intérieur de l’avant bras et des vagues de goudron plus ou moins enflammées sur l’extérieur. Le petit plus maison qui fait la différence : les lignes des deux avant-bras sont symétriques, avec une opposition eau/feu, nature/mort, tu vois ? Cachée sur le biceps, une pompe à essence de marque Hell, avec le compteur presque sur 66,6l.”

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Et à la question, “pourquoi ce tattoo?” : “ Parce que j’adore les bagnoles mais que ça titille ma fibre écolo“.

Une troisième création de Romain, du studio Tin-Tin, vient s’ajouter à la collection de Pierre, sur le thorax cette fois : ”Il s’agit d’un coeur surmonté de derricks avec des ailes de corbeaux de chaque côté. C’est une illustration tirée de l’album Human The Death Dance de Sage Francis. C’est une illustration qui me parle bien, le côté “extraction du fond du cœur”, et qui faisait un chouette tattoo en renouvelant le genre du classique Sacré Cœur“.

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Dernière pièce en date (avant la prochaine, of course), un portrait réalisé sur le flanc, par Tin-Tin lui-même cette fois. “C’est un portrait de mon grand-père. Parce que j’aime beaucoup beaucoup mon papy et qu’il me manque”.

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Un grand merci à Pierre qui a été un candidat parfait pour l’ouverture de cette rubrique tattoo !
Nous rappelons que le célèbre studio Tin-Tin est situé à Paris (9è).


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