Pour fêter la résurrection du blog (qui a hiberné pendant bien trop longtemps, je vous l’accorde), place à une nouvelle rubrique qui manquait cruellement à nos actus et que vous avez été nombreux à nous réclamer, une rubrique entièrement consacrée au tatouage.
Chaque semaine, nous dresserons le portrait d’un(e) adepte du tatouage qui nous dévoilera ses oeuvres épidermiques en nous racontant l’histoire de ces tattoos. Une rubrique très justement intitulée “Yes it hurts !” puisqu’elle sera consacrée à ces invétérés du tatouage ayant passé suffisamment d’heures sous le dermographe pour être en mesure d’affirmer que nom de Dieu, oui, ça fait mal !
Pour inaugurer cette rubrique, le Rock’n'Blog est fier d’accueillir le témoignage de Pierre, Parisien, vegan et futur papa de son état, qui est tombé dans le tatouage il y a quelques années et qui n’a pas l’air près de raccrocher.
A propos de ses débuts dans le tatouage, Pierre nous raconte : “Je n’avais aucune envie de me faire tatouer en fait, j’accompagnais juste ma copine de l’époque chez le tatoueur pour faire le gentleman. J’ai découvert alors qu’un tatouage, ce n’était pas forcément une ancre de marine ou un “à Paulette pour la vie“, [NDLR : Mais moi j'adore les ancres marines et les "à Ginette, forever" !] et je me suis fait faire une demi manche, puis une complète, puis une seconde, puis un chest, puis un flanc, etc… Et la copine est devenue mon épouse et la mère de mon enfant. “Quelle belle histoire !” Je ne te le fais pas dire.”
Sur le bras droit de Pierre, un olivier démarrant de l’épaule et se terminant en vagues sur l’avant bras, fait par Romain Pareja chez Tin-Tin. A la question : “Pourquoi ce design ?”, Pierre répond très simplement : “Parce que ma famille vient d’une île paumée de la Méditerranée où j’ai passé la majeure partie des vacances de mon enfance. Une île couverte d’oliviers et entourée de vagues donc. Un portrait de mon chat Roméo se cache à l’intérieur de mon biceps parce que je l’adore. C’est cucul mais c’est comme ça.”


Le bras gauche a également eu droit à sa dose d’encre puisqu’il comporte une seconde pièce de Romain Pareja que Pierre nous détaille ainsi : “On est partis de ce portrait de Juan Manuel Fangio pour en faire une version Skeletor, parce que je ne me voyais quand même pas avec la tête d’un cinquantenaire bedonnant sur le bras.”

“Sur l’épaule, tu as la ligne droite des stands du circuit de Reims de la belle époque, un drapeau à damier sur l’intérieur de l’avant bras et des vagues de goudron plus ou moins enflammées sur l’extérieur. Le petit plus maison qui fait la différence : les lignes des deux avant-bras sont symétriques, avec une opposition eau/feu, nature/mort, tu vois ? Cachée sur le biceps, une pompe à essence de marque Hell, avec le compteur presque sur 66,6l.”

Et à la question, “pourquoi ce tattoo?” : “ Parce que j’adore les bagnoles mais que ça titille ma fibre écolo“.
Une troisième création de Romain, du studio Tin-Tin, vient s’ajouter à la collection de Pierre, sur le thorax cette fois : ”Il s’agit d’un coeur surmonté de derricks avec des ailes de corbeaux de chaque côté. C’est une illustration tirée de l’album Human The Death Dance de Sage Francis. C’est une illustration qui me parle bien, le côté “extraction du fond du cœur”, et qui faisait un chouette tattoo en renouvelant le genre du classique Sacré Cœur“.

Dernière pièce en date (avant la prochaine, of course), un portrait réalisé sur le flanc, par Tin-Tin lui-même cette fois. “C’est un portrait de mon grand-père. Parce que j’aime beaucoup beaucoup mon papy et qu’il me manque”.


Un grand merci à Pierre qui a été un candidat parfait pour l’ouverture de cette rubrique tattoo !
Nous rappelons que le célèbre studio Tin-Tin est situé à Paris (9è).
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